Jump Gold Selection 1/Outside Story 1
- Traduction de l'Outside Story 1, publiée dans le Jump Gold Selection 1.
- Traduction du japonais vers le français par Archange.
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Traduction
Le lien entre frères ~ Chaîne nébulaire
- Récit: Takao Koyama
- Illustrations: Nobuyoshi Sasakado
Tout
le
monde
avait
cru
Ikki
mort
lors
du
combat
contre
Docrates,
mais
il
est
bel
et
bien
le
Phoenix.
Ikki
rend
visite
à
Shun
en
secret
et
l'invite
à
se
rendre
sur
la
tombe
de
leur
mère.
Shun
rentre
ensuite
au
manoir
Kido,
mais
quelle
est
cette
ombre
sinistre
qui
s'approche
de
lui ?
Une
histoire
par
Takao
Koyama,
scénariste
principal
de
la
série
TV
de
Saint
Seiya !
Le
destin
de
deux
frères !
Le
lien
mystérieux
unissant
Shun
et
Ikki !
La cloche de la chapelle de l'orphelinat des étoiles résonna calmement. Celle-ci sonnait soir et matin à 6 heures pile ainsi qu'à midi, et avait reçu le surnom de "cloche de l'espoir" par Seiya et les autres gens qui avaient fréquenté ce lieu avec lui. Seiya aimait le son de cette cloche qui semblait pouvoir guérir les cœurs blessés de tous ces enfants qui n'avaient que peu connu leurs parents. Il lui était impossible de dire combien de fois il avait pu entendre cette cloche jusqu'à ce qu'il ne soit séparé de force de sa sœur Seika par la fondation Graad de Mitsumasa Kido alors que l'anniversaire de ses six ans approchait.
« Seika,
j'ai
l'impression
d'avoir
déjà
entendu
cette
cloche
avant
de
venir
dans
cette
école,
avait
un
jour
demandé
Seiya
alors
qu'il
tentait
de
se
remémorer
des
souvenirs
de
jeunesse.
— Seiya. Avant de venir dans cette école nous vivions avec nos parents dans une maison qui était voisine d'une église. Lorsque tu entendais le son de sa cloche, tu te mettais à l'imiter, en criant "ding dong" et en courant dans tous les sens, lui avait répondu sa sœur afin de l'aider à se souvenir de ceci.
— Hmpf ! »
Étrangement,
Seiya
avait
fini
par
oublier
les
visages
de
ses
parents,
mais
il
se
souvenait
encore
en
revanche
très
clairement
de
ces
paroles
de
sa
sœur.
« Grande sœur, où es-tu donc maintenant ? » se demanda Seiya.
« Seiya ! Seiya ! » hurla soudain une voix appartenant à Makoto, qui ramena ainsi Seiya à la réalité.
Les
assassins
envoyés
par
le
Pope
Arès
avaient
été
vaincus,
et
Seiya
s'était
rendu
à
l'orphelinat
des
étoiles
afin
de
profiter
de
ce
bref
moment
de
répit.
Il
s'était
alors
dirigé
vers
la
chapelle
qui
se
trouvait
face
à
l'entrée
principale
de
l'école,
mais
en
levant
les
yeux
vers
le
clocher,
cette
conversation
avec
sa
sœur
lui
était
revenue
à
l'esprit.
« Ah,
c'est
toi
Makoto ?
demanda
Seiya
en
regardant
Makoto,
le
plus
énergique
des
enfants
de
l'école,
qui
se
tenait
là
en
souriant
avec
Akira
et
Tatsuya
à
sa
suite.
— Non mais Seiya... J'ai pas arrêté de crier ton nom et tu restais pourtant planté sans réagir... T'étais encore en train de penser à Miho, pas vrai ?
— Ouais, ouais, c'est sûrement ça !
— Ils forment un joli couple, pas vrai ? renchérirent successivement Akira et Tatsuya en appuyant la raillerie de Makoto comme de simples suiveurs.
— Allez, cessez donc de jouer les effrontés. Tenez ! dit Seiya en tendant un paquet à Makoto.
— Youpi ! Miho ! Seiya est là ! » crièrent Makoto et ses deux compères en se ruant tous les trois vers l'intérieur comme s'ils s'agissait d'une course, incapables de dissimuler leur joie.
Seiya les regarda partir en souriant, oubliant un moment qu'il était le "Seiya, Saint de Pégase", et se sentant plutôt l'âme de "Seiya, le grand frère".
Au passage, les deux histoire présentées dans ces récits annexes sont à part du manga et aussi à part de la série TV et des films. (ndt: note présente dans le texte original)
« Regarde
mon
frère,
des
killies !
— Shun, je déteste les groupes. »
Pendant ce temps, Shun et Ikki se trouvaient sur une petite colline avec vue sur la mer. De nombreux défunts reposaient en ce lieu sacré, gardant avec eux leurs rêves et désirs. Le cœur de Shun battait inhabituellement la chamade. La raison en était que son frère aîné Ikki se tenait à ses côtés face à la tombe de leur mère. Lui, un homme que Shun avait du affronter puis qui était revenu à la vie, à l'image du Phoenix lui servant de constellation protectrice, avant de devenir un puissant allié. Pour Shun, c'était un rêve qui se réalisait.
« Nous n'étions jamais venus tous les deux ici, et ce, même avant que mon frère ne parte à ma place sur cette île infernale de Death Queen Island, tandis que j'étais envoyé sur l'île d'Andromède » pensa Shun, en se sentant empli d'une forte émotion qui lui réchauffait le cœur.
Soudain,
des
larmes
coulèrent
sur
les
joues
de
Shun,
ce
que
Ikki
ne
manqua
pas
de
remarquer.
« Ne pleure pas, Shun. Notre mère ne pourra reposer en paix si tu pleures parce qu'elle te manque. »
Shun secoua fortement la tête pour nier ceci.
« Ce n'est pas ça, mon frère... Je.. Je suis simplement heureux de pouvoir me être ainsi auprès de toi... à partir de maintenant nous serons toujours ensemble, n'est-ce pas ?
— Shun. Je suis un homme qui a dressé son poing contre toi.
— Ikki. »
Ikki
changea
alors
de
sujet
de
conversation
sans
laisser
transparaître
la
moindre
émotion.
« Tu
ne
te
souviens
probablement
pas
du
visage
de
notre
mère,
n'est-ce
pas,
Shun ?
— En effet.
— Ce n'est guère surprenant. Tu n'étais encore qu'un bébé lorsqu'elle est morte...
— Mais toi tu t'en rappelles, n'est-ce pas ?
— Oui..
— A quoi ressemblait-elle ?
— Son visage ressemblait beaucoup au tien.
— Oh, comme le mien..., dit Shun tandis que Ikki avait, chose rare, un léger sourire sur les lèvres.
— Ikki, je suis vraiment désolé que tu sois parti à Death Queen island à ma place, continua Shun.
— C'est du passé.
— Mais c'est à cause de moi que tu...
— Shun. Death Queen Island était effectivement telle l'enfer. Une personne sensible et ingénue y aurait rapidement été réduite à l'état de squelette... Mais nous avons tous eu à endurer à divers degrés des jours infernaux et insipides dont nous préférons éviter de nous rappeler le long de ces six années passées à essayer de devenir des Saints. Chacun d'entre nous porte un destin tâché de sang.
— ... ».
Ikki
porta
son
regard
au
loin,
en
donnant
l'impression
de
chercher
quelque
chose,
puis
il
se
mit
à
parler
lentement,
comme
s'il
était
en
train
de
revivre
le
cours
de
ses
souvenirs.
« Je
n'aurais
probablement
jamais
eu
l'occasion
de
revenir
au
Japon
s'il
n'y
avait
pas
eu
Esmeralda.
— Esmeralda... ?
— C'était la fille de mon maître.
— ...
— Elle était peut-être bien un "Saint Angel" que les dieux m'avaient envoyée. Une personne unique au sein de cette île infernale où les coeurs des gens, le climat et l'environnement naturels étaient tous d'une dureté incroyable.
— Saint Angel ?
— Oui, un ange saint. Il m'était difficile de croire qu'une personne aussi douce et gentille puisse être la véritable fille de mon maître, un homme qui ne cherchait qu'à me transformer en une masse totale de haine. Sans le sourire réconfortant d'Esmeralda, je n'aurais certainement jamais eu l'occasion de te retrouver comme aujourd'hui. »
Ikki
fit
une
pause
tandis
qu'il
revoyait
dans
sa
tête
le
visage
souriant
d'Esmeralda.
« Qui
plus
est
Esmeralda
était,
peut-être
par
une
providence
divine,
ton
portrait
craché,
reprit-il.
— Mon portrait craché...
— Vous auriez pu être la même personne si l'on excepte la couleur de cheveux et bien entendu le fait qu'elle était une fille.
— Ah... ah bon ?
— La chambre que j'occupais sur Death queen Island était une pièce souterraine creusée à même la roche, moite et suffocante, remplie de moisissures. J'y dormais en ayant l'impression que j'allais y mourir et finir par rejoindre les nombreux ossements qui y traînaient de part et d'autre... Mais Esmeralda m'a encouragé. Je me rappelais de toi en la voyant, et j'ai donc ainsi continué à lutter afin de pouvoir obtenir la Cloth du Phoenix qui me permettrait de revenir au Japon.
— Ikki, à propos de cette Esmeralda..., demanda Shun qui était jusqu'alors resté écouter son frère en silence.
— Elle est morte. Je l'ai tuée. », répondit Ikki avec une expression montrant très clairement qu'il valait mieux cesser là les questions à ce sujet.
Shun se conforma au souhait de son frère et ne poussa pas la conversation plus loin. Un éclair traversa soudain le ciel à l'ouest, et le bruit du tonnerre résonna dans l'air.
— Mon frère.
— Oui. On dirait qu'il va pleuvoir... Mère, nous autres Saints d'Athéna sommes á tout moment prêts à donner nos vies pour protéger notre déesse. Et c'est pourquoi je n'aurai peut-être pas l'occasion de revenir sur ta tombe.
— Mais, mon frère, si cela arrivait nous pourrions de nouveau être aux côtés de notre mère.
— Pff... Ne prends pas ta vie à la légère, Shun.
— Je le sais bien. Car je ne suis plus "Shun le pleurnichard", mais désormais "Shun, Saint d'Andromède".
— Bats-toi en homme jusqu'au bout.
— Je te le jure face à notre mère, mon frère.
— Parfait. », dit Ikki en opinant gravement de la tête.
Le
tonnerre
gronda
à
nouveau
à
ce
moment-là.
Les
deux
frères
unis
par
le
destin
avaient
maintenant
tourné
le
dos
à
la
tombe
de
leur
mère,
et
il
était
heureux
pour
eux
qu'ils
eussent
ignoré
que
ce
coup
de
tonnerre
marquait
l'apparition
de
Cosmos
appartenant
à
des
assassins
se
rapprochant
insidieusement
d'eux.
« Mon frère, des oies sauvages volent dans le ciel au sud.
— Shun, Je déteste les groupes. »
Les
frères
descendirent
de
la
colline
puis
traversèrent
un
pont
surmontant
une
petite
rivière.
C'est
alors
que
Shun
aperçut
quelque
chose
dans
l'eau.
« Regarde
mon
frère,
des
killies ! »
Il
y
avait
en
effet
un
banc
de
killies
qui
nageaient
joyeusement
près
de
la
rive
que
Shun
pointait
de
son
doigt.
« Shun,
je
déteste
les
groupes,
marmonna
Ikki
avec
un
air
de
mépris.
— Hein ? »
Ikki
avait
déjà
disparu
lorsque
Shun
se
retourna.
« Mon frère... »
Le
tonnerre
couvrait
le
son
de
la
voix
de
Shun
alors
qu'il
criait
le
nom
de
son
frère,
et
comme
pour
porter
le
coup
de
grâce,
une
très
forte
pluie
particulièrement
bruyante
se
mit
à
tomber.
Les
nombreuses
gouttes
frappaient
la
surface
de
la
rivière
à
la
manière
d'une
mitraillette,
et
les
killies
quant
á
eux
avaient
soudain
disparu
avec
un
talent
pour
la
chose
n'ayant
rien
à
envier
à
celui
d'Ikki.
Shun, désormais seul, se retrouva complètement trempé par ce violent orage, qui frigorifia en un instant son coeur joyeux et transforma immétiatement son T-shirt en une véritable serpillière.
Shun rentra au manoir Kido, trempé de la tête aux pieds, et eu alors le malheur de croiser sous le porche Tatsumi qui était en train de guider Saori et des visiteurs. Tatsumi s'en donna à coeur joie pour ensevelir d'une voix bruyante Shun sous ses sarcasmes, critiquant aussi bien son allure qu'il jugeait misérable et la saleté de ses vêtements.
« Non
mais
c'est
quoi
cette
dégaine,
Shun ?
C'est
particulièrement
malpoli
de
te
présenter
ainsi
devant
les
invités.
Passe
par
l'entrée
de
service !
Allez,
dépêche-toi ! »
Shun
adressa
une
courbette
respectueuse
aux
invités
et
se
hâta
de
se
diriger
vers
l'entrée
de
service
lorsque
la
douce
voix
de
Saori
l'interpella.
« Ça
ne
me
dérange
pas,
Shun.
Monte
donc
prendre
une
douche.
— Mademoiselle Saori... Vous ne devriez pas être aussi douce avec lui, ou il va devenir de plus en plus effronté et malpoli, lança Tatsumi, en donnant l'air de jouer au chien fidèle.
— Les Saints ont probablement peu de chances d'attraper un rhume, mais on ne peut jamais être assez prudents, dit Saori en se contentant d'ignorer complètement Tatsumi.
— Merci, mademoiselle Saori, répondit Shun.
— Je vais me charger de raccompagner les invités, Tatsumi. Et toi, tu vas accompagner Shun jusqu'à la salle de bains.
— Hein, moi ?
— En effet. Ou alors n'as-tu peut-être pas entendu mes ordres ?
— Non, j'ai juste été un peu surpris. Viens, Shun.
— Tatsumi, Shun est complètement trempé. Ça va être difficile pour lui de monter à l'étage. Emporte-le sur ton dos.
— Quoi ? Sur mon dos ?
— En effet. »
Tatsumi
bouillonnait,
donnant
clairement
l'impression
d'être
en
train
de
brûler
un
Cosmos
empli
de
récalcitrante.
Un
véritable
brasier
de
refus.
On
aurait
pu
jurer
que
de
la
fumée
sortait
de
son
crâne
rasé.
« Tatsumi... »
Tatsumi,
peu
désireux
d'être
réprimandé
par
Saori,
alla
s'occuper
de
Shun
avec
amertume.
« Monte
sur
mon
dos,
Shun.
— Désolé. », répondit Shun sans véritable sentiment de gratitude.
Il
monta
sur
le
large
dos
de
Tatsumi
sans
faire
preuve
de
la
moindre
réserve.
Tatsumi
ne
put
laisser
passer
ceci
sans
le
sermonner.
« Shun,
les
gens
se
doivent
de
faire
preuve
de
réserve
et
de
considération.
C'est
quelque
chose
qu'il
ne
fait
surtout
pas
oublier.
Les
dieux
nous
ont
gratifié
de
la
capacité
de
dire
"Non,
merci".
Garde
bien
ça
en
tête. »
Tatsumi
continua
à
transporter
Shun
à
travers
un
long
couloir
tout
en
marmonnant.
Saori
quant
à
elle
se
rendit
compte
pendant
qu'elle
raccompagnait
les
invités
que
Ikki
n'était
pas
là.
« Mais
où
est
donc
passé
Ikki ?
Se...
se
pourrait-il
que... »,
songea-t-elle
en
ressentant
une
certaine
anxiété
assaillir
son
coeur.
Shun, de son côté, repensa à Ikki alors qu'il commençait à prendre sa douche.
« Mon
frère,
on
dirait
que
le
destin
cherche
à
nous
séparer
avec
la
violence
d'une
tempête,
mais
nos
cœurs
battent
à
l'unisson...
Plus
nous
souffrons
et
plus
les
liens
nous
unissant
se
renforcent,
tels
la
chaîne
nébulaire.
N'est-ce
pas,
mon
frère ? »
S'il
avait
fallu
choisir
qui
était
le
plus
efféminé
des
Bronzes
Saints
du
groupe
de
Seiya,
le
choix
se
serait
porté
sur
Shun,
mais
il
possédait
cependant
un
corps
sculpté
tel
une
statue
grecque
grâce
à
son
entraînement,
et
les
gouttes
d'eau
chaude
de
la
douche
rebondissaient
avec
splendeur
sur
la
douce
peau
qu'il
avait
hérité
de
cette
mère
dont
il
ignorait
le
visage.
« Mais quoi qu'il puisse arriver, je crois en toi, mon frère. », conclut-il.
Un éclair déchira le ciel crépusculaire comme pour lui répondre, et l'ombre du corps de Shun dansa dans cette salle de bains en reproduisant fidèlement ses formes, comme si l'on avait placé un spot devant son corps taillé tel une statue.
L'eau chaude sortant abondamment du pommeau de douche continuait à se répandre sur tout le corps de Shun en ramenant petit à petit la chaleur dans son cœur frigorifié.
« Mon frère, laisse-moi t'aider à supporter ta douleur. Il doit bien y avoir quelque chose que je puisse faire pour te faire oublier ces horribles souvenirs. »
La voix de Saori interpella Shun au moment où il quitta la salle de bain vêtu d'un peignoir, comme si elle l'attendait.
« Shun, Ikki n'était-il pas avec toi ? » demanda-t-elle.
Pendant
un
instant,
un
air
de
stupéfaction
passa
dans
les
yeux
de
Shun.
Mais,
il
se
mit
à
expliquer
les
choses
en
gardant
son
calme.
« On
dirait
bien
que
mon
frère
s'en
veut
toujours
beaucoup
de
nous
avoir
combattus.
Et
je
pense
que
c'est
à
cause
de
ça
qu'il
refuse
de
rester
avec
nous
et
préfère
combattre
sans
nous
demander
notre
aide.
— Ikki a toujours été de la mauvaise graine depuis qu'il n'était qu'un mioche. Ce n'est vraiment qu'une source à problèmes, se plaignit Tatsumi.
— Tatsumi, dit Saori sur un ton de réprimande.
— O-oui... m-mais, mademoiselle...
— Ikki est devenu un précieux allié digne de confiance. Le Saint du Phoenix sera nécessaire afin de libérer le Sanctuaire du mal qui s'y est installé », déclara Saori sans la moindre ambiguïté, les yeux emplis de la lueur de la confiance.
Le sourire revint sur le visage de Shun.
« Mademoiselle Saori, Shiryū et Hyōga sont-ils absents ?
— En effet. Shiryū est retourné aux Pic des 5 anciens, et Hyōga est rentré en Sibérie.
— Je vois... et Seiya est retournée à l'orphelinat des étoiles.
— En effet. Il nous a apparemment contactés pour nous dire qu'il resterait y passer la nuit. »
— Ils ont tous un endroit où retourner, je les envie..., dit Shun, dont l'expression s'était assombrie.
— Tu as toi aussi un endroit où retourner, Shun.
— Hein ?
— Je parle de cette demeure. Tu n'a pas à faire preuve de réserve ni à avoir l'impression que tu t'imposes. Tu peux tout à fait prendre tes aises comme s'il s'agissait de la demeure où tu es né. Ça ne me dérange absolument pas.
— Ma-mademoiselle Saori... »
Les yeux de Shun regagnèrent leur éclat, reflétant clairement en leur sein l'image de Saori.
« Tss,
ils
en
ont
de
la
chance. »,
murmura
Tatsumi
en
jetant
un
mauvais
regard
à
Shun.
Cette nuit-là, Shun eu du mal à trouver le sommeil après s'être mis au lit.
« Je me demande où mon frère se trouve actuellement. Est-il en train de dormir dans un vrai lit ? Son destin a tant changé parce qu'il a pris ma place pour aller sur Death Queen Island... Je vous demande à tous pardon, tout est de ma faute... Pardon, mon frère. » songea Shun en voyant le visage d'Ikki apparaître et disparaître de ses pensées.
Il
quitta
finalement
son
lit,
ouvrit
la
fenêtre,
et
contempla
le
ciel
nocturne
rempli
d'étoiles.
« Ouah...
il
est
possible
de
voir
tant
d'étoiles,
même
ici,
à
Tokyo ?
Mon
frère
est
probablement
lui
aussi
en
train
de
contempler
ce
ciel
étoilé
quelque
part...
Ô
étoiles
d'Andromède,
aidez-nous
à
rapprocher
nos
cœurs
afin
que
nous
puissions
un
jour
admirer
ce
spectacle
ensemble. »
Le visage de Shun changea soudain d'expression.
« Quel est ce Cosmos semblable à une dague ? »
Shun, baigné par la lumière des astres, enjamba la fenêtre pour sortir et jeta rapidement un coup d'oeil à l'ensemble du vaste domaine, en se tenant plus alerte que jamais.
« Comme
Seiya
et
les
autres
ne
sont
pas
là,
je
suis
le
seul
à
pouvoir
protéger
la
demoiselle
Saori.
Je
le
jure
en
tant
que
Saint
d'Andromède...
Ca
provient
de
là-bas ! »
Ses
yeux
fixèrent
le
toit
décoré
d'étoiles
du
planétarium
que
le
feu
Mitsumasa
Kido
aimait
tant.
L'instant
d'après,
le
jeune
homme
enjambea
la
fenêtre
et
se
mit
à
courir
en
direction
du
bâtiment.
Et
il
ravala
alors
son
souffle,
ne
pouvant
en
croire
ses
yeux,
car
une
silhouette
qu'il
connaissait
bien
se
tenait
sur
le
toit
du
planétarium.
Une
goutte
de
sueur
perla
sur
le
front
de
Shun.
Il
eut
l'impression
que
son
cœur
était
devenu
tel
une
feuille
balancée
de
ci
de
là
au
gré
des
vagues
déchaînées.
« C-c'est la Cloth du Phoenix... I-impossible... Quel Cosmos maléfique... Non, plus exactement, ce Cosmos est tel une masse de haine. Mais pourquoi, Ikki... ? » pensa un Shun incrédule.
Comment se pouvait-il qu'Ikki soit là, à brûler un Cosmos empli d'une telle puissance maléfique, alors qu'il avait déclaré le jour-même être prêt à se sacrifier pour protéger Athéna ?
« Mon frère, cesse-donc ces plaisanteries. » dit-il.
Mais la silhouette resta silencieusement sur le toit.
« Que se passe-t-il donc ?
— ... »
Ce
Cosmos
pareil
à
un
poignard
dirigea
son
agressivité
sur
Shun.
La
respiration
du
Saint
s'emballa
peu
à
peu,
même
s'il
ne
s'en
rendait
pas
compte
lui-même.
Le
Phoenix
perché
sur
le
toit
leva
son
bras
droit,
et
quatre
silhouettes
surgirent
soudain
d'on
ne
sait
où
afin
d'aller
se
réunir
autour
de
cet
homme.
« I-impossible... ce sont les Cloths d'Andromède, de Pégase, du Dragon et du Cygne... Je vois ! Vous êtes des Ankoku Saints !
— Ahahahaha... Tu t'en es enfin rendu compte, Shun. Je suis Ankoku Phoenix, et j'ai pris le commandement des nouveaux Black Saint à la place de ton frère Ikki du Phoenix, annonça Ankoku Phoenix, qui s'était enfin décidé à prendre la parole.
— Ankoku Phoenix..., dit Shun, les mains trempées de sueur.
— Nous avons parcouru un grand chemin afin d'abattre Ikki, qui aurait de toutes façons du mourir sur Death Queen Island. Où est-il ?
— Dommage pour vous, mais mon frère n'est pas là.
— Quoiii ?
— Nous nous sommes quittés dans la journée, en plein orage.
— Hummmm. Très bien. Dans ce cas-là nous allons commencer le massacre par toi.
Ankoku
Phoenix
leva
à
nouveau
son
bras
droit
pour
donner
le
signal.
Les
quatre
ombres
bondirent
instantanément
dans
les
cieux
et
encerclèrent
Shun
en
un
rien
de
temps,
sans
mot
dire.
Shun quant à lui ne portait pas sa Cloth d'Andromède. S'il l'avait portée, sa fameuse chaîne nébulaire aurait immédiatement réagi en érigeant un puisant périmètre de défense autour de lui, tel que même une fourmi n'aurait pu y pénétrer. Mais sans sa Cloth, Shun se retrouvait en grand danger.
« Allons au sauna, mon frère.
— Shun, je déteste les endroits moites. »
La
chaîne
noire
d'Ankoku
Andromeda
fusa
soudain
à
travers
les
airs
en
grondant.
Shun
bondit
désespérément
et
évita
ainsi
de
justesse
la
sinistre
étreinte
de
cette
chaîne
noire.
« Ankoku Dragon, Ankoku Swan, Ankoku Pegasus ! Vous me laisserez bien abattre Shun n'est-ce pas ? » dit Ankoku Andromeda, en ricanant avec un sourire mauvais.
Ankoku Dragon et les autres Ankoku Saints opinèrent du chef puis reculèrent. Ankoku Andromeda s'approcha quant à lui à portée d'attaque de Shun.
« Endosse ta Cloth, Shun ! Nous allons voir quelle est la meilleure entre ta Nebula chain et mon Ankoku Nebula Chain ! cria-t-il avec arrogance.
— Voilà qui me convient parfaitement. »
Shun
récupéra
sa
Cloth
et
l'endossa
derechef.
Sa
chaîne
se
mit
aussitôt
à
s'agiter
vigoureusement
tout
en
commençant
à
établir
une
zone
de
défense
autour
de
lui.
Shun
d'Andromède
et
Ankoku
Andromeda
s'affrontèrent
alors
en
faisant
tous
deux
exploser
leur
Cosmos.
Les
nuages
sombre
furent
poussés
par
le
vent,
passant
brièvement
devant
le
premier
quartier
de
Lune.
Les
deux
chaînes
scintillèrent,
illuminées
par
la
lumière
de
la
Lune
filtrant
à
travers
les
nuages.
La
chaîne
de
Shun
s'était
mise
sous
la
forme
de
l'Andromeda
Nebula.
« Prends ça ! »
La
chaîne
d'Ankoku
Andromeda
gronda
à
travers
les
airs,
et
Shun
lança
immédiatement
la
sienne
en
réponse.
Les
chaînes
de
la
justice
et
celles
du
mal
se
tordirent
telles
des
serpents
et
s'entrechoquèrent
entre
les
deux
adversaires
tout
en
projetant
des
étincelles
autour
d'elles.
Les
deux
combattants
étaient
sur
un
pied
d'égalité.
« Tssst... Voilà bien là la chaîne dont Shun d'Andromède est si fier. mais que penses-tu de ça ? » dit l'Ankoku Saint avant de lancer un nouvel asasut l'instant suivant.
« Ankoku Nebula Chain ! »
Les chaînes maléfiques fondirent sur Shun en se transformant en une multitude de serpents. Shun laissa échapper un cri de surprise. L'attaque était parvenue à prendre de court la fameuse Andromeda Nebula. Les innombrables serpents s'abattirent impitoyablement sur Shun, traversant ses défenses afin d'aller mordre les uns après les autres son corps de leurs crochets acérés. Le beau visage de Shun désormais déformé par la douleur indiquait en plus de ses gémissements de douleur que la balance penchait du côté de son adversaire quant à l'issue de ce combat. Shun fut bientôt couvert de la tête aux pieds par des serpents en train de le mordre.
« Pfft...
ridicule.
Ce
n'est
finalement
pas
surprenant
venant
du
petit
frère
d'Ikki,
ce
traître
qui
s'est
retourné
contre
le
Pope
Ares.
— Comment ?
— Le petit frère d'un lâche n'est évidemment qu'un lâche lui-même.
— Uuhh... je me fiche de ce que tu penses de moi, mais je t'interdis par contre de railler mon frère ! »
La colère enflamma le Cosmos de Shun.
« Uuh... Je... je suis fier de mon frère, dit Shun alors que son Cosmos gagnait rapidement en puissance.
— Quoiii ? »
Shun fit exploser son Cosmos de toutes parts de son corps, faisant fi de l'attaque d'Ankoku Andromeda et pulvérisant en un coup ses serpents. Les reptiles réduits en charpie s'écrasèrent au sol et redevinrent aussitôt de simpels tronçons de chaîne.
« Enfoiré ! » hurla l'Ankoku Saint.
La trop grande assurance d'Ankoku Andromeda était devenue son ennemie. Shun remarqua qu'une goutte de sueur, puis une seconde coulèrent du front de son adversaire.
« Ouvre bien les yeux, Ankoku Andromeda. Tu vas pouvoir voir ma véritable force ainsi que ton inévitable défaite. Ton crime est de m'avoir réellement mis en colère.
— Q-quoi ? Tu ne connais pas encore la véritable terreur de ma chaîne noire ! cria Ankoku Andromeda en attaquant de sa chaîne noire, à laquelle Shun répliqua sans attendre.
— Nebula Chain ! » dit le Saint en lançant sa fameuse chaîne nébulaire d’Andromède.
Les
chaînes
de
Shun
semblèrent
prendre
vie
et
s'élancèrent
en
grondant
sur
Ankkoku
Andromeda
avant
de
l'assaillir
sans
relâche.
Le
corps
d'Ankoku
Andromeda
fut
frappé
de
toutes
parts
par
la
chaîne
nébulaire,
et
celui-ci
ne
put
que
pousser
des
hurlements
avant
d'être
propulsé
dans
les
cieux
et
d'y
disparaître.
Un
Ankoku
Saint
de
moins.
Mais
Shun
n'eut
pas
le
temps
de
se
reposer
car
Ankoku
Pegasus,
Ankoku
Dragon
et
Ankoku
Swan
foncèrent
immédiatement
vers
lui.
« Mon
frère,
je
me
battrai
en
homme
jusqu'à
la
fin. »
songea-t-il,
déterminé.
Mais
il
se
retrouvait
en
claire
infériorité
numérique.
Les
Ankoku
Saints
attaquèrent
les
uns
à
la
suite
des
autres
afin
de
déjouer
la
chaîne
nébulaire
qui
s'agitait
librement
pour
défendre
Shun,
Ankoku
Pegasus
lançant
son
Ankoku
Ryūsei
Ken,
Ankoku
Swan
son
Black
Blizzard
et
Ankoku
Dragon
son
Ankoku
Shō
Ryū
Ha.
La
scène
ressemblait
à
un
véritable
lynchage,
et
la
vie
de
Shun
était
en
danger.
« Tu
as
perdu,
Shun.
Pars
en
enfer
sans
faire
d'histoire !
annonça
Ankoku
Phoenix
avec
un
air
victorieux.
— Je... je ne peux pas perdre ici. Je suis l'unique frère cadet d'Ikki du Phoenix.
Shun se remit en position de combat en dépit des multiples flagellations subies par son corps. Mais il n'était plus du tout en état de les affronter. Il ne put finalement que se faire battre comme plâtre par Ankoku Saint et ses deux comparses, tel un sac de frappe, tout en gémissant de douleur. La vision de Shun devint floue, et ses mains tentèrent de saisir le vide face à lui avant qu'il ne s'effondre.
« Achève-le, Ankoku Pegasus. »
Ankoku Pegasus obéit à Ankoku Phoenix et cria en prenant la position de l'Ankoku Ryūsei Ken. Mais une plume semblable à une dague fendit alors l'air pour aller l'atteindre à la joue.
« Qui-qui va là ? » hurla Ankoku Pegasus.
Les
nuages
couvrirent
la
Lune,
et
la
voix
d'Ikki
du
Phoenix
résonna
alors
que
l'obscurité
devint
plus
épaisse.
« Pitoyables Ankoku Saints. Comment osez-vous vous en prendre à mon frère ? Ikki du Phoenix va vous rendre la monnaie de votre pièce au centuple, dit Ikki du Phoenix en surgissant avec grâce et vigueur des ténèbres, paré de sa Cloth.
— M-mon frère ! Je savais que tu viendrais ! dit Shun.
— Shun, tout va bien maintenant.
— Traître d'Ikki. Nous attentions que tu arrives. Nous sommes venus te supprimer sur ordre de son éminence le Pope Ares. Laisse-nous donc t'abattre sans faire d'histoires, et pars dans l'au-delà, hurla Ankoku Phoenix, qui les surplombait depuis le toit.
— Tiens, je me demandais de qui il s'agissait. Ne serais-tu pas Ritahoa ? demanda Ikki en levant les yeux vers Ankoku Phoenix. »
Ankoku
Phoenix
changea
immédiatement
d'expression.
Ikki
se
mit
de
plus
à
nommer
avec
un
air
de
dégoût
les
Ankoku
Saints
restants
en
regardant
leurs
visages
les
uns
après
les
autres.
« Et vous vous êtes Kenuma, Jido, et Shinadekuro, n'est-ce pas ? »
Pour une raison ou pour une autre, Ankoku Pegasus et ses comparses semblaient gênés d'être appelés par leurs noms.
« Pfft...
à
l'époque
où
je
dirigeais
les
Ankoku
Saints,
tu
n'étais
qu'un
petit
minable
de
Death
queen
Island,
Ritahoa.
Quelle
farce
de
te
voir
en
Ankoku
Phoenix.
Déguerpis
vite
hors
de
ma
vue
si
tu
tiens
à
la
vie. »
Mais Ankoku Phoenix ne battit pas en retraite.
« Ikki, tu commets une grande erreur si tu penses que nous sommes toujours les mêmes qu'autrefois. Nous avons reçu un entraînement spécial en Grèce, au Sanctuaire, afin de pouvoir abattre les Bronze Saints, et le Pope Ares nous a même personnellement ordonné d'abattre le traître que tu es.
— Et pourquoi tout ceci ?
— Si nous t'abattons, nous serons autorisés à reprendre un véritable entraînement de Saints sur Death Queen Island. C'est notre première et dernière chance, et sois sûr que nous la saisirons. Tuez-le » ordonna-t-il à Ankoku Pegasus et aux autres.
Mais ce n'était pas un monde dans lequel des gens ayant prouvé leur faiblesse pouvaient à nouveau espérer être de Saints dignes de ce nom. Kenuma, l'Ankoku Pegasus, Jido, l'Ankoku Swan, et Shinadekuro, l'Ankoku Dragon n'étaient pas des adversaires à la hauteur d'Ikki.
« Hō Yoku Tenshō ! »
La violente technique d'Ikki les balaya comme de vulgaires fétus de paille, les tuant sur le coup. Il ne restait maintenant plus que Ritahoa, l'Ankoku Phoenix. Les deux Phoenix s'affrontèrent finalement.
« Ritahoa, Les Black Saints ne sont rien de plus que des ombres. Moi, la lumière contre l'ombre que tu es... Dommage pour toi mais même si ciel et terre venaient à se renverser, l'ombre ne pourra jamais supplanter la lumière.
— Ikki, je suis devenu très doué depuis la dernière fois que nous nous sommes vus. Tu vas vite comprendre qui est l'ombre et qui est la lumière. Tiens ! » dit Ritahoa en poussant un cri.
Ankoku
Phoenix
lança
des
attaques
avec
son
poing
en
direction
d'Ikki,
tout
en
continuant
à
pousser
des
cris
stridents.
Cette
technique
n'était
autre
que
le
Kōsokuken
(ndt:
"attaque
a
la
vitesse
de
la
lumière"),
auquel
même
le
Pegasus
Ryūsei
Ken
ne
pouvait
se
comparer.
Ikki
parvint
à
éviter
les
coups,
mais
de
justesse
seulement.
« Quand
s'est-il
donc
amélioré
à
ce
point ?
Je
risque
de
me
faire
avoir
si
je
le
sous-estime,
pensa
le
Phoenix.
— Crève, Ikki ! »
Ankoku
Phoenix
réussit
finalement
à
atteindre
Ikki
avec
une
de
ses
attaques,
et
ce
dernier
fut
alors
projeté
dans
les
airs,
avant
d'aller
heurter
contre
le
tronc
d'un
arbre
centenaire
et
de
s'écraser
au
sol.
Quelque
chose
de
brillant
tomba
á
ce
moment-là
du
cou
d'Ikki,
mais
nul
ne
remarqua
cet
objet
au
sol.
Ikki
se
releva
en
dépit
des
lourds
dommages
qu'il
avait
reçu.
Avoir
porté
le
premier
coup
renforça
l'assurance
d'Ankoku
Phoenix,
qui
s'estima
alors
déjà
vainqueur.
« Alors,
comment
trouves-tu
ça,
Ikki ?
Je
ne
suis
plus
le
Ritahoa
que
tu
connaissais.
Je
suis
l'Ankoku
Phoenix
reconnu
par
le
Pope
Ares.
— Je reconnais que tu t'es beaucoup amélioré. Mais c'est encore un siècle trop tôt pour que tu imagines pouvoir m'affronter.
— Quoi... Je vais te faire ravaler ces paroles... prends ça ! cria Ritahoa en relançant une nouvelle fois le Kōsokuken.
— Une même technique ne fonctionne pas deux fois contre un Saint ! »
Ikki,
qui
avait
analysé
le
Kōsokuken
d'Ankoku
Phoenix,
évita
les
coups
avec
brio
et
porta
une
contre-attaque
à
son
adversaire.
Ankoku Phoenix poussa un cri et partit s'écraser dans une position peu gracieuse au pied du même arbre contre lequel Ikki avait été envoyé plus tôt. Mais il parvint cependant à se remettre tout de suite debout et en position de combat. C'est alors que Ikki remarqua, en laissant échapper une intonation de surprise, quelque chose de brillant aux pieds d'Ankoku Phoenix. Ce dernier avait marché sur cet objet en se relevant. L'expression d'Ikki changea soudain du tout au tout.
« Tu-tu
oses
la
piétiner
de
tes
sales
pattes...
prépare-toi
donc
à
subir
une
illusion.
Hōō
Genma
Ken ! »
L'illusion
maléfique
atteint
Ankoku
Phoenix
au
milieu
du
front
et
continua
à
s'infiltrer
jusque
dans
son
cerveau.
Ankoku
Phoenix,
hurla
tandis
que
son
cerveau
sombrait
dans
une
mer
d'illusions.
Il
se
voyait
en
train
de
s'opposer
au
maître
de
Death
Queen
Island,
Ikki.
Mais
les
hommes
de
ce
dernier
venaient
alors
abattre
Ritahoa
et
s'acharnaient
encore
et
encore
sur
son
corps.
Finalement,
l'esprit
de
l'Ankoku
Phoenix
fut
détruit.
Le combat fut ainsi rapidement terminé, et Ikki alla alors ramasser l'objet scintillant qui traînait par terre.
« Ikki ! » cria Shun.
Ikki tendit ce qu'il avait ramassé à son cadet, qui constata qu'il s'agissait d'une petite croix.
« J'avais l'intention de te donner ceci aujourd'hui, mais j'ai malheureusement oublié.
— C'est...
— Le seul mémento qu'il reste de notre mère.
— Ça lui appartenait ?
— Notre mère l'a porté jusqu'à sa mort. Elle me l'a donné juste avant de rendre son ultime souffle, en me disant en guise de dernières paroles qu'elle aimerait que nous vivions en gens droits et en nous entraidant. »
Shun prit cette croix et songea à cette mère dont il avait oublié le visage, tout en manipulant affectueusement l'objet posé sur sa paume. Ses larmes vinrent alors se déverser sur cette croix.
« Mon frère, restons ensemble à partir de maintenant.
— Shun, cette croix nous représente, notre mère et moi. Nous sommes toujours là, avec toi. Je suis toujours en train de me battre à tes côtés.
— Mais...
— Je serai toujours prêt a accourir à ton secours.
— Mais, mon frère...
— Shun, est-ce que tu cherches encore à me le faire répéter ?
— Oui...
— Je déteste être en groupe. »
Et
ce
fut
sur
ces
dernières
paroles
que
Ikki
tourna
les
talons
et
disparut
dans
les
ténèbres
de
la
nuit.
Fin de traduction