Jump Gold Selection 3/Outside Story 3
- Traduction de l'Outside Story 3, publiée dans le Jump Gold Selection 3.
- Traduction du japonais vers le français par Archange.
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Sommaire
Traduction
Athéna, un immense amour !
- Récit: Yoshiyuki Suga
- Illustrations: Shingo Araki et Michi Himeno
La
terrible
bataille
des
12
Maisons
s'est
achevée.
Seiya
et
ses
amis
sont
entre
la
vie
et
la
mort.
Des
sentiments
secrets
au
sujet
Seiya
se
développent
en
Saori.
Mais
qui
sont
donc
les
personnes
qui
souhaitent
briser
la
paix
sur
Terre ?
Un
récit
non
montré
à
la
télévision,
une
Outside
Story
émouvante
d'amour
pur,
le
lien
entre
la
bataille
des
Douze
Maisons
du
Zodiaque
et
le
chapitre
Asgard.
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Naissance
Les douze feux de l'horloge de flammes s'étaient éteints et il ne restait plus que l'éclat des innombrables étoiles de la voûte céleste nocturne, brillant d'une lueur semblant pouvoir guérir les blessures de ces jeunes hommes qui avaient lutté durant la bataille des Douze Maisons du Zodiaque, lutte qui resterait mentionné comme étant la première bataille décisive de l'histoire du Sanctuaire. Plus de douze heures s'étaient écoulées depuis son début, et ce rude combat était désormais complètement terminé.
Saori
resta
encore
tenir
Seiya
dans
ses
bras
après
que
les
Gold
Saints
qui
avaient
survécu
à
la
bataille
eurent
emporté
Shiryū
et
les
autres
compagnons
de
Seiya
ailleurs
afin
de
leur
prodiguer
des
soins.
Elle
savait
qu'elle
aurait
beau
crier
son
nom,
Seiya
n'aurait
plus
la
force
de
lui
répondre,
et
elle
se
contentait
donc
de
l'appeler
en
son
for
intérieur
sans
chercher
à
essuyer
les
larmes
qui
ruisselaient
sur
ses
joues.
Combien
de
fois
avait-elle
jusqu'alors
crié
le
nom
du
jeune
homme ?
A l'époque où Saori était encore une petite fille capricieuse et égoïste, bien avant qu'elle ne s'éveille à son destin en tant qu'Athéna, Seiya était le seul qui osait franchement s'opposer à elle en lui montrant franchement les crocs. Seiya, qui avait été séparé de force de sa seule parente, sa sœur aînée Seika, s'était vu imposer un sévère entrainement en tant qu'aspirant Saint. Seiya maudissait son destin, tel un insecte malmené au gré des bourrasques, et était enclin à exprimer sa colère et sa frustration en se confrontant à Saori. Cette dernière haïssait ce Seiya rebelle, et plus il s'opposait à elle, plus elle se montrait dure envers lui. Cependant, cette jeune Saori avait déjà réalisé quelque chose à l'époque.
« Nous
nous
ressemblons... »,
se
disait-elle.
Même
si
elle
semblait
jouir
d'une
liberté
totale
en
tant
qu'héritière
unique
de
la
fondation
Graad,
Saori
était
en
fait
une
petite
fille
seule
qui
n'avait
personne
avec
qui
discuter
franchement
de
ses
sentiments.
Même
s'il
y
avait
de
nombreux
serviteurs
et
candidats
Saints
qui
s'agenouillaient
devant
elle,
cela
ne
pouvait
la
satisfaire.
Elle
sentait
très
bien
que
s'ils
baissaient
la
tête,
ce
n'était
pas
par
véritable
respect
envers
elle-même,
mais
plutôt
à
l'égard
de
la
puissante
influence
de
Mitsumasa
Kido,
dirigeant
de
la
Fondation
Graad.
Et
c'est
pourquoi
Saori
ressentait
de
la
frustration,
de
la
solitude,
de
la
colère
ou
bien
encore
de
l'anxiété.
En
voyant
ce
Seiya
rebelle,
Saori
ne
pouvait
s'empêcher
de
penser
qu'ils
étaient
similaires.
Et
elle
hurlait
de
désespoir
en
son
for
intérieur
tandis
qu'elle
châtiait
Seiya.
« Seiya...
dis-moi...
que
dois-je
faire ?
Comment
m'en
sortir,
Seiya... »,
pensait-elle
en
son
for
intérieur.
Lorsqu'elle avait plus tard appris son destin en tant qu'Athéna, Saori avait alors pris son rôle à coeur et tué cette personnalité.
Seiya
et
ses
amis
avaient
été
dispersés
aux
quatre
coins
de
la
Terre
afin
de
devenir
Bronze
Saints,
et
étaient
revenus
six
ans
plus
tard
au
Japon.
Mais
ce
qui
les
y
attendait
n'était
qu'une
nouvelle
épreuve
sous
la
forme
d'un
tournoi
nommé
"Galaxian
Wars".
Même
s'ils
étaient
devenus
Bronze
Saints
après
de
nombreuses
souffrances,
Saori
leur
avait
cruellement
ordonné
de
s'affronter
entre
eux,
telle
une
reine
regardant
ses
esclaves
s'affronter
dans
ce
colisée
d'aspect
romain
tout
en
sirotant
un
verre
d'alcool.
Et
c'est
au
moins
de
cette
manière
que
Seiya
et
les
autres
Bronze
Saints
la
voyaient.
Seiya était devenu un jeune homme robuste, et arborait un visage empli de l'assurance d'un Saint confirmé alors qu'il portait la Bronze Cloth de Pégase sur son corps, mais son regard était cependant toujours celui d'autrefois lorsqu'il posait les yeux sur Saori. Mais Saori s'abstint d'exprimer des mots de gratitude envers Seiya. Si ces mots avaient franchi ses lèvres, que se serait-il passé ? C'est parce que le Cosmos d'Athéna avait déjà commencé à s'éveiller en elle, qu'elle sentait bien que les Galaxian Wars ne seraient qu'un simple prélude et que Seiya et les autres se retrouveraient ensuite impliqués dans d'extraordinaires combats. Le cours des choses s'était ensuite effectivement emballé, et la rancœur qui existait entre les Saints et Saori s'était estompée avant que quiconque ne s'en rende compte. Les nombreux combats successifs et les multiples épreuves rencontrées avaient comblé le fossé entre eux. Saori avait cessé d'être Saori Kido et était désormais Athéna, tandis que Seiya et ses amis étaient devenus les Saints d'Athéna, qui défendaient leur déesse et que celle-ci protégeait réciproquement.
« Saori !
Athéna !
— Seiya ! »
Il
était
arrivé
à
Saori
de
trouver
le
sourire
de
Seiya
radieux,
éblouissant,
lorsqu'elle
le
voyait
lors
des
quelques
moments
de
répit
entre
les
combats.
Bien
entendu,
Seiya
ne
faisait
pas
ça
pour
Saori
Kido
mais
pour
Athéna
et
la
paix
sur
Terre
qu'elle
incarnait.
Malgré
tout,
Saori
était
heureuse
de
pouvoir
lui
retourner
un
sourire
venu
du
fond
du
coeur.
La
réponse
à
la
question
qu'elle
posait
dans
son
enfance
à
Seiya
tout
en
hurlant
dans
son
for
intérieur
lui
arrivait
désormais
sous
la
forme
de
ce
sourire.
Lorsque
ce
sentiment
chaleureux
enflait
dans
sa
poitrine,
Saori
cessait
d'être
la
déesse
Athéna
et
redevenait
une
simple
jeune
fille.
Et Saori avait maintenant l'impression que la chaleur de Seiya, blessé, épuisé, et comme assoupi, parvenait à la rassurer tout en faisant disparaître la douleur causée par la flèche d'or décochée par Ptolemy de la Flèche. Elle ne voulait plus forcer ses Saints à mener de terribles combats et ne souhaitait pas non plus à ce moment-là endosser ses lourdes responsabilités en tant qu'Athéna, mais tout simplement rester comme ça. Saori leva des yeux implorants vers la statue d'Athéna qui se dressait auprès d'elle, avec sur son visage l'expression d'une jeune fille fragile qui pourrait même être effrayée par le battement d'ailes d'un oisillon. Un homme veillait sur cette Saori en la regardant en silence. Cet homme n'était autre que le Gold Saint Mū du Bélier.
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L'amour d'Athéna
Le lendemain matin, le calme fut rompu par une grande clameur qui agita le Sanctuaire. Celle-ci était due aux cris de liesse de tous les gens qui étaient en train de célébrer la présence d'Athéna. Ce qui concernait la déesse-même avait été toujours été maintenu sous un voile de secrets à cause de la conspiration menée par Saga des Gémeaux, et certains en étaient même venus à douter de son existence. Mais Athéna apparaissait désormais aux yeux de tous, belle et digne. Tous les gens vivant au Sanctuaire se réjouissaient que ces combats se soient terminés et que la Justice ait prévalu, en priant avec une ferme conviction pour que la paix enfin atteinte dure à jamais. Saori partageait totalement ce sentiment. Le Sanctuaire, censé être le pivot de ce monde, s'était changé en champ de bataille et le sang de nombreux compagnons avait être versé. L'inquiétude et la peur des gens avaient atteint des proportions considérables. Cependant, nul ne remarqua qu'un nuage se dissimulait derrière le sourire de la douce et puissante Athéna. Nul, à l'exception d'une personne...
Un petit temple bâti dans les temps anciens se trouvait caché au sein d'une forêt luxuriante qui s'étendait en bordure du Sanctuaire. Ce lieu isolé était appelé la "fontaine d'Athéna", mais ce nom n'était pas là pour faire référence à une quelconque belle fontaine. Il y règnait en revanche un froid piquant la peau à vif, comme si même l'air de cet endroit était resté gelé pendant des millénaires. En fait, très peu de gens au Sanctuaire connaissaient son existence. C'était en quelque sorte "l'unité de soins intensifs" des Saints, et c'est là que Seiya et ses quatre compagnons avaient été emmenés après cette bataille des Douze Maisons du Zodiaque dont ils étaient ressortis couverts de blessures qui auraient du leur être fatales. Les Saint y recevaient maintenant tous les soins possibles.
Saori
arriva
en
courant
au
petit
trot
dans
cette
forêt
d'un
vert
sombre,
tout
en
tenant
relevé
le
bas
de
sa
robe
blanche
immaculée.
« Vous
êtes
donc
bel
et
bien
venue,
Athéna... »,
dit
Mū
en
se
tenant
en
travers
du
chemin
de
Saori.
Mū
remarqua
bien
la
légère
crainte
qui
passa
sur
le
visage
de
Saori,
une
expression
inhabituelle
pour
une
déesse
et
qui
était
plutôt
celle
d'une
personne
surprise
en
train
de
commettre
un
crime.
« Evidemment,
Mū...
En
tant
qu'Athéna
je
me
fais
bien
sûr
du
soucis
pour
la
condition
de
mes
Saints,
pour
Seiya
et
ses
compagnons...
C'est
à
cause
de
moi
qu'ils
ont
fini
ainsi...
— Il est tout à fait normal en tant que Saint d'être blessé pour Athéna. Et nous sommes même pleinement disposés à mourir pour notre déesse s'il le faut. C'est pourtant quelque chose que vous devez très bien savoir... »
Saori se rendit parfaitement compte que Mū lisait son coeur comme un livre ouvert. Mū de son côté savait que cele qui lui faisait actuellement face n'était pas la déesse Athéna, mais plutôt la jeune fille dénommée Saori Kido. Mais même si Saori avait effectivement l'impression de commettre un péché, elle ne pouvait pas non plus réprimer l'impulsion de ses sentiments.
« Si
jamais
je
venais
à
perdre
Seiya... »,
se
dit-elle.
En
songeant
à
cette
seule
idée,
la
maîtrise
de
soi
dont
Saori
s'était
drapée
devint
aussi
fine
qu'un
vêtement
de
soie.
« Pousse-toi,
Mū !
— Vous ne pouvez offrir l'amour d'Athéna à un seul Saint. L'amour d'Athéna doit être partagé équitablement entre toutes les personnes sur Terre. »
Saori, qui s'était apprêtée à tenter de se faufiler en passant à côté de Mū, sentit alors que ses jambes refusaient de bouger, comme paralysées.
« L'amour
d'Athéna...
pour
un
seul
Saint...
un
seul... »,
pensa-t-elle.
Saori,
qui
pouvait
voir
la
source
d'Athéna
toute
proche
d'elle,
eu
l'impression
d'entendre
les
faibles
battements
de
coeur
et
les
râles
de
Hyōga,
de
Shiryū,
de
Shun
et
d'Ikki,
allongés
aux
côtés
de
Seiya
et
en
train
de
lutter
de
toutes
leurs
forces
pour
garder
allumées
les
flammes
de
leurs
vies
qui
semblaient
sur
le
point
de
s'éteindre.
Mais
il
n'y
avait
pas
qu'eux,
Saori
se
sentait
écrasée
par
le
poids
des
nombreux
Saints
qui
avaient
jusqu'alors
versé
leur
sang
ou
étaient
morts
pour
Athéna
et
qui
défilaient
soudain
dans
son
esprit.
Mū
entreprit
alors
d'expliquer
à
Saori
pourquoi
cet
endroit
était
surnommé
la
"Fontaine
d'Athéna".
Depuis
les
âges
mythologiques,
c'est
dans
ce
temple
qu'étaient
transportés
les
Saints
ayant
subi
des
blessures
quasi-fatales
au
cours
des
nombreuses
Guerres
Saintes.
On
dit
que
les
attaques
des
Saints
peuvent
fendre
l'air
et
déchirer
la
terre.
Et
l'on
dit
également
que
les
Bronze
Saints
possèdent
des
attaques
à
la
vitesse
du
son
leur
permettant
de
porter
un
peu
plus
de
cent
coups
en
une
seconde,
tandis
que
les
Silver
Saints
sont
capables
du
double
ou
du
triple
de
ceci
et
que
les
Gold
Saints
arrivent
quant
à
eux
à
envoyer
plus
de
cent
millions
de
coups
à
la
seconde
grâce
à
leurs
attaques
à
la
vitesse
de
la
lumière.
Ceci
permet
de
comprendre
que
les
Saints
livraient
des
combats
surpassant
l'imagination
et
que
les
dommages
qu'ils
subissaient
étaient
considérables.
Il
s'agissait
de
détruire
les
atomes,
constituants
même
de
la
matière,
et
même
la
médecine
moderne
ne
pouvait
espérer
sauver
tous
les
Saints
gravement
blessés.
Les
Saints
ayant
subi
de
nombreuses
blessures
étaient
donc
amenés
dans
ce
temple
afin
de
pouvoir
mourir
en
paix,
dans
leur
seconde
patrie
qu'était
le
Sanctuaire.
Il
est
dit
que
la
statue
d'Athéna,
visible
au
loin
depuis
le
temple
si
l'on
levait
la
tête,
versait
alors
une
larme
et
qu'un
Cosmos
doré
émanait
d'elle
pour
aller
envelopper
le
lieu
de
sa
douce
chaleur,
véritable
oasis
apportant
son
eau
à
un
désert
aride.
Et
tous
les
Saints
mourants
rendaient
alors
leur
dernier
soupir
en
assistant
à
ce
miracle.
Mu
ne
lui
avait
certes
pas
dit
directement
ce
qu'il
sous-entendait
vis-à-vis
de
la
situation
actuelle,
mais
Saori
comprenait
cependant
douloureusement
bien
ce
que
ça
signifiait.
Même au sein de cette forêt luxuriante, il suffisait de diriger son regard au-delà de la cime des arbres afin d'apercevoir clairement le visage noble et bienveillant de la statue d'Athéna.
« Vous
n'êtes
plus
une
jeune
fille.
Vous
êtes
la
déesse
Athéna,
réincarnée
en
cette
ère
en
laquelle
le
mal
étend
ses
griffes,
et
vous
allez
devoir
faire
face
à
d'autres
batailles
défiant
l'imagination »,
dit
paisiblement
Mū
sans
poser
le
regard
sur
Saori,
en
se
contentant
simplement
de
fixer
les
cieux.
Il était cependant impossible de savoir si c'était comme preuve qu'il reconnaissait Saori comme Athéna et avait foi en elle, ou si c'est plutôt parce qu'il était empreint d'un étrange pressentiment en sentant le sinistre Cosmos émis par la si distante étoile polaire.
Mū adressa finalement un salut respectueux à Saori puis disparut dans les bois. Saori quant à elle se conforma à l'avis du Gold Saint et décida de repartir au manoir Kido, en passant d'abord au Sanctuaire afin de demander à Kiki et à Jabu de l'accompagner.
« L'amour... d'Athéna... » ressassa-t-elle dans sa tête tout en regardant depuis l'avion la mer Egée, qui brillait d'un vert émeraude aveuglant, contrastant totalement avec le trouble qui habitait son coeur.
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De mystérieux assaillants
Plusieurs jours avaient passé depuis que Saori avait quitté le Sanctuaire. Le temps s'acheminait vers une saison un peu plus chaude, et l'air à cette période était encore frais et le ciel dégagé, comme pour fêter l'avènement d'Athéna. Cependant, des courants d'air particulièrement froids pouvaient être sporadiquement ressentis ce matin-là. Seiya et ses compagnons quant à eux n'avaient encore pas repris conscience, toujours entre la vie et la mort tandis qu'on leur prodiguait des soins acharnés.
« Tout
comme
leurs
Cloths,
leurs
cinq
corps
ont
été
laissés
à
l'article
de
la
mort
par
cette
terrible
bataille
des
douze
maisons
du
zodiaque... »
pensa
Aiolia.
Son inquiétude, ainsi que celle des autres Gold Saints, avait encore un peu plus grandi en entendant Mū annoncer que les Cloths de Seiya et de ses compagnons étaient mortes.
Cette nuit-là.
Les
deux
gardes
affectés
à
la
surveillance
de
la
fontaine
d'Athéna
discutaient
du
froid
inhabituel
pour
la
saison
tout
en
laissant
échapper
des
baillements.
Mais
un
bruit
suspect
leur
fit
ouvrir
aussitôt
leurs
yeux
jusqu'alors
ensommeillés
tandis
qu'ils
se
retournaient
pour
voir
qui
étaient
les
intrus.
Mais
à
peine
eurent-ils
crié
« qui
va
là ? »
qu'ils
furent
aussitôt
abattus
tandis
que
cinq
silhouettes
d'hommes
pénétrèrent
dans
le
temple
en
courant
silencieusement.
Ces
hommes
turent
alors
leurs
respirations
et
se
mirent
à
chercher
une
trace
de
leurs
proies,
comme
lors
des
chasses
menées
dans
les
campagnes
leur
terre
natale
constamment
couverte
de
neige.
Finalement,
ceux-ci
perçurent
de
faibles
souffles
qui
étaient
dans
nul
doutes
ceux
de
leurs
cibles.
« Ils
sont
dans
cette
pièce ! »
murmura
un
homme.
Les
assassins
se
ruèrent
sans
hésiter
dans
le
couloir
puis
se
réunirent
devant
la
porte
de
la
chambre
dans
laquelle
Seiya
et
ses
compagnons
étaient
traités.
Les
intrus
détruisirent
alors
la
porte
d'un
seul
coup.
Cinq
lits
-ceux
de
Seiya
et
de
ses
amis-
étaient
alignés
côte
à
côte
dans
la
pièce.
Un des hommes laisse échapper un grognement perplexe en constant que les draps d'un des lits étaient vides, tels la peau laissée par un serpent qui aurait mué.
« Voilà
une
manière
bien
rude
de
frapper
à
la
porte
de
gens
convalescents,
non ? »
L'un
des
assassins
se
retourna
et
déglutit
la
silhouette
d'un
homme
se
tenant
tel
un
fantôme
au
sein
des
ténèbres
du
couloir.
« Q-qui
va
là ?
— Que des rats d'égouts infiltrés dans le Sanctuaire me demandent mon nom... quelle triste farce ! » dit Ikki en sortant des ténèbres.
Il
semblait
avoir
perdu
de
sa
vigueur
et
avait
les
joues
creuses,
mais
était
cependant
paré
d'un
incroyable
esprit
meurtrier.
« Q...
qu'est-ce
que
t'as
dit ? »
Ikki
brisa
la
fenêtre
du
couloir
et
bondit
à
l'extérieur
tandis
que
les
assassins
s'élançaient
dans
le
couloir,
attisés
par
les
provocations
du
Saint.
En
temps
normal,
Ikki
aurait
certes
pu
tous
les
annihiler
d'un
unique
coup.
Mais
il
s'était
simplement
relevé
instinctivement
de
son
lit
en
sentant
les
présences
des
assassins,
alors
que
son
corps
avait
pourtant
subi
d'aussi
graves
blessures
que
ceux
de
ses
compagnons.
Il
savait
que
si
le
combat
dirait
trop
longtemps
il
ne
serait
pas
l'unique
victime,
mais
que
les
intrus
iraient
ensuite
abattre
ses
compagnons
sans
défenses.
« Quoi
qu'il
arrive,
je
ne
les
laisserai
pas
faire ! »
se
dit
le
Phoenix.
Ikki éleva son Cosmos en faisant fi de son corps qui hurlait de douleur en réaction, et lança alors sa plus puissante attaque.
« Hō Yoku Tenshō ! »
Les
assassins
ouvrirent
des
yeux
ébahis
de
terreur
face
à
cette
technique
de
flammes
qu'ils
voyaient
pour
la
première
fois,
et
périrent
ainsi
en
un
instant.
Mais
Ikki
sentit
soudain
un
frisson
le
parcourir,
et
celui-ci
n'était
manifestement
pas
du
à
la
douleur
de
ses
cicatrices.
Cette
sensation
était
causée
par
un
courant
d'air
glacial
empreint
d'une
intention
meurtrière
bien
plus
puissante
que
celles
des
assassins
qu'il
venait
de
vaincre.
Une
silhouette
blanche
surgit
d'entre
les
arbres
en
martelant
le
sol
de
ses
pas
à
une
vitesse
que
l'œil
seul
n'aurait
pu
saisir
et
lança
finalement
une
attaque.
« Ce
sont
des
mouvements
exécutés
à
la
vitesse
de
la
lumière !
Seuls
les
Gold
Saints
sont
censés
en
être
capables !
Une
attaque
à
la
vitesse
de
la
lumière ! »
songea
Ikki,
pétrifié
de
surprise
face
à
cette
puissante
attaque
de
givre
qui
se
rapprochait
de
lui
en
sous
la
forme
d'un
sillon
bleu
et
blanc
qui
semblait
déchirer
les
ténèbres.
« Je ne pourrai pas l'éviter dans mon état ! » se dit-il en sentant des frissons lui parcourir l'échine.
Le
Saint
était
de
plus
dépourvu
de
sa
Cloth.
Ikki
ressentit
comme
jamais
la
peur
de
la
mort
et
put
définitivement
apercevoir
que
son
agresseur
aux
cheveux
blancs
avait
laissé
échapper
un
sourire
indiquant
qu'il
était
certain
de
sa
victoire.
C'est
très
probablement
le
genre
de
rictus
que
la
Faucheuse
adressait
à
ses
victimes.
« Mon frère... »
Ikki eut l'impression d'entendre la voix de Shun au loin. Il ferma ses yeux à l'instant fatidique, acceptant sa mort, en sentant un incroyable froid face à lui assaillir ses paupières. Mais il eu soudain la sensation d'être enveloppé par un puissant et intense Cosmos.
« Shaka ! »
Ikki
constata
en
ouvrant
les
yeux
que
Shaka
de
la
Vierge
s'était
interposé
juste
devant
lui
afin
de
bloquer
l'attaque
de
givre.
L'homme
au
cheveux
blancs
avait
quant
à
lui
disparu
dans
les
ténèbres.
Le
blason
d'Odin
présent
sur
les
armures
portées
par
les
assassins
prouva
que
ces
hommes
étaient
des
gardes
de
la
contrée
nordique
d'Asgard.
« Mais qu'est-ce que des soldats d'Asgard font au Sanctuaire... » se demanda Shaka, perplexe.
Ceci n'était finalement guère étonnant, car la situation était probablement on ne peut plus favorable à des forces adverses qui voudraient attaquer le Sanctuaire. Le conflit interne créé par la révolte de Saga avait certes été résolu et le Sanctuaire formait désormais un bloc uni autour d'Athéna, mais cette unité était encore récente, et l'occasion semblait propice pour abattre Seiya et ses compagnons, eux qui avaient fait preuve d'une puissance qui leur avait permis de surpasser les Gold Saints durant la bataille des Douze Maisons du Zodiaque.
« Mais...,
marmonna
Shaka
en
se
parlant
à
lui-même.
—J'ai pourtant entendu dire que la représentante terrestre du dieu Odin, Hilda, est une personne emplie d'amour, qui est même respectée, voire aimée par les gens des pays voisins d'Asgard. Alors pourquoi... », continua-t-il.
Ikki
fit
mine
de
partir
alors
que
Shaka
n'avait
même
pas
terminé
sa
phrase.
« Peu
m'importent
Odin
ou
Hilda,
mais
qu'ils
n'espèrent
pas
faire
ce
qu'il
leur
plait !
Je
vais
aller
leur
rendre
une
visite !
déclara
le
Phoenix.
— Affronter les guerriers d'Asgard, les God Warriors, est impossible dans ton état. Qui plus est, ta Cloth du Phoenix se trouve, tout comme tes compagnons, perdue entre la vie et la mort.
— Comment ? »
La
Cloth
du
Phoenix
avait
de
nombreuses
fois
réussi
à
renaître
de
ses
cendres
après
avoir
être
réduite
en
miettes,
et
c'était
donc
une
première
pour
Ikki
de
voir
que
les
ailes
brisées
de
l'oiseau
immortel
avaient
encore
besoin
de
temps
pour
guérir.
Mais
ceci
n'était
finalement
guère
surprenant
lorsque
l'on
repensait
par
exemple
au
terrible
combat
qui
avait
opposé
Ikki
à
Shaka.
« Mū
est
en
train
de
réparer
les
autres
Cloths.
Fais-lui
donc
confiance.
Et
crois
aussi
en
tes
compagnons. »
Ikki
ne
put
qu'acquiescer
aux
paroles
de
Shaka.
Il
constata
en
plus
que
la
face
avant
de
la
Cloth
de
la
Vierge
était
couverte
de
morceaux
de
glace
blancs,
qui
donnaient
l'impression
d'être
incrustés
dedans,
résultat
de
l'attaque
de
givre
que
Shaka
semblait
pourtant
avoir
bloqué.
Cette
même
Gold
Cloth
que
Ikki
n'avait
pourtant
pas
réussi
à
érafler
avec
sa
plus
puissante
attaque.
« Cette
ombre
blanche...
Cet
homme
était
donc
l'un
des
God
Warriors
d'Asgard ? »
se
demanda
silencieusement
Ikki.
Ikki, de plus en plus perdu dans ses pensées, vit se profiler dans son esprit l'image d'un ciel crépusculaire dans lequel brillait l'étoile polaire ainsi que les sept étoiles de la Grande Ourse qui semblaient la protéger tout en scintillant d'un éclat mystérieux. Ce ne fut que quelques mois plus tard que Ikki apprit que le God Warrior qui l'avait attaqué ce soir là était Bud d'Alcor, de l'étoile Zeta.
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Les larmes d'Athéna
Une semaine s'était écoulée depuis la bataille des Douze Maisons du Zodiaque. Aucune nouvelle du rétablissement de Seiya et de ses compagnons n'était encore parvenue au manoir Kido, et Saori restait enfermée seule dans sa chambre. Et même lorsque Tatsumi ou Jabu tentaient de jeter un coup d'œil, soucieux pour elle, celle-ci se contentait de leur renvoyer un sourire donnant l'impression qu'elle n'était qu'une statue de verre sur le point de se briser. Saori n'avait fait que ressasser les paroles de Mū depuis leur dernière rencontre.
« Vous ne pouvez offrir l'amour d'Athéna à un seul Saint. L'amour d'Athéna doit être partagé équitablement entre toutes les personnes sur Terre. »
Mais ironiquement, ce sont justement les paroles de Mū qui lui avaient clairement fait comprendre qu'elle aimait un Saint en particulier. Saori priait du fond de son coeur pour tous ses Saints, et non pas juste pour un seul, mais plus elle priait et plus elle ressentait les mots de Mū peser sur ses frêles épaules.
« Athéna ne peut consacrer son amour à une personne... le véritable amour d'Athéna.... »
Elle
avait
l'impression
que
le
destin
qui
était
le
sien
était
tel
une
croix
à
porter.
C'est
dans
un
tel
état
d'esprit
qu'était
Saori
lorsque
Kiki
la
tira
de
là
pour
aller
se
promener
dans
le
jardin.
« Tu sais, Seiya et les autres n'arriveront pas à aller mieux si tu restes te faire du mouron ! Hé, regarde ! » dit Kiki en allant s'accrocher à la branche d'un sapin.
Il s'amusa alors en faisant plusieurs tours comme sur une barre horizontale, puis lâcha la branche afin de se réceptionner en beauté.. ou presque car il ne fit que chuter sur le derrière.
« C'est pour ça qu'on continuera toujours à m'appeler Kiki d'Appendix ! » déclara Kiki en riant avant de lâcher un grand soupir exagéré.
Cette performance eut le mérite de faire rire Saori, ce qui était bien le but des efforts de Kiki qui cherchait à l'encourager. De lointains souvenirs revinrent à Saori alors qu'elle regardait Kiki, assis et tournant le dos au sapin.
A l'époque où Seiya et les autres orphelins s'entraînaient sans relâche dans ce même manoir, on pouvait être certain de trouver Seiya assis sous cet arbre lorsque l'on ignorait où il avait bien pu passer. Ces branches qui donnaient naissance à tant de feuilles au fil des saisons suffisaient toujours à créer une ombre près de la base du tronc, même les jours de grand soleil, et le bruit des feuilles parfois agitées par le vent avait peut-être été pour Seiya tel une mélodie apaisant son âme. Ou peut-être bien que malgré sa jeunesse, Seiya voyait dans ces branches s'élevant aux cieux le symbole de la liberté à laquelle il aspirait.
Il était un jour arrivé qu'un des aspirants Saints commette une erreur, et la responsabilité était retombée sur l'ensemble de groupe. Seiya et ses amis avaient alors été privés de repas pour toute la journée. Cette fois-là aussi, Seiya était parti s'asseoir sous cet arbre, affamé.
« Debout,
Seiya. »
lui
avait
alors
dit
Saori
tout
en
lui
tendant
un
appétissant
sandwich
duquel
dépassait
une
large
tranche
de
jambon.
Elle-même
ne
savait
alors
pas
trop
pourquoi
elle
faisait
ça.
Mais
quelles
qu'aient
été
ses
tentatives
pour
lui
donner
le
sandwich,
Seiya
avait
refusé
de
tendre
la
main,
en
se
contentant
de
regarder
ailleurs
tandis
que
Saori
lui
ordonnait
à
nouveau
de
se
relever.
« Debout,
Seiya !.
— Je ne suis pas ton petit toutou !
— Seiya ! »
Saori,
vexée
s'était
mise
à
fixer
Seiya
durement
du
regard.
Seiya
avait
cependant
remarqué
une
sorte
de
tristesse
au
fond
du
regard
de
Saori,
et
s'était
alors
mis
de
profil
avant
de
lui
expliquer
la
cause
de
son
refus.
« Je
ne
peux
pas
être
le
seul
à
manger.
Shiryū
ou
bien
encore
Shun
sont
tout
aussi
affamés
que
moi.
Comment
pourrais-je
accepter
d'être
le
seul
à
avoir
ça...
— Idiot de Seiya ! Si t'en veux pas, voilà ! » s'était écriée Saori.
Elle avait alors violemment jeté le sandwich aux pieds de Seiya puis avait tourné les talons pour repartir de là aussi vite que possible. Elle savait que si elle s'était retournée, Seiya aurait eu l'occasion de lire dans ses yeux qu'une mystérieuse chaleur s'était emparée d'elle. Mais même si à présent Saori tentait d'exprimer à Seiya le sentiment qui emplissait sa poitrine, non pas en tant qu'Athéna mais en tant que jeune fille, elle se doutait bien que la réponse de Seiya resterait la même qu'autrefois. Il ne pourrait accepter d'être le seul. Quoi qu'il en soit, Saori comprenait désormais clairement quelle était cette sensation chaleureuse qui s'était emparée d'elle.
« C'est justement parce que Seiya est comme ça que... » pensa Saori en réprimant de toutes ses forces les mots suivants.
Car elle savait bien qu'elle n'avait pas été sauvée que par Seiya, mais aussi par Shiryū ainsi que par le reste des Bronze Saints, qui avaient eux aussi subi de lourdes blessures pour elle et qui étaient toujours en train de lutter entre la vie et la mort.
« Qu'est-ce qu'il y'a Mam'zelle ? » demanda Kiki.
La voix empreinte de soucis du jeune garçon la ramena à la réalité, et elle s'efforça de faire un sourire radieux afin de le rassurer.
« Ce n'est rien, Kiki. Allez, je pense qu'il est temps pour nous de rentrer. »
C'est alors que dans un coin du jardin du manoir, un parterre de fleurs en train d'éclore fut balayé par une bourrasque de vent gorgée d'un Cosmos extrêmement froid. Les fleurs furent instantanément gelées, devenant telles des fleurs séchées, mais Saori ne remarqua rien de cet événement.
« M... mademoiselle ! Nous... nous avons un problème ! » hurla Tatsumi, la mine affolée, en courant vers Saori avec Jabu à sa suite.
Ils lui annoncèrent alors qu'ils avaient reçu un message urgent les prévenant qu'Aldébaran du Taureau avait été vaincu par un adversaire inconnu.
« Qu'un homme tel qu'Aldébaran puisse avoir été défait d'un seul coup.... ».
Seiya et ses compagnons mis à part, en principe seul un Gold Saint aurait pu vaincre un autre Gold Saint. Mais même avec les attaques à la vitesse de la lumière d'Aiolia du Lion, il ne semblait pas possible de battre Aldébaran en un seul coup.
« Qui a donc bien pu... », murmura-t-elle en même temps que Jabu.
Un souffle incroyablement froid s'engouffra alors à travers ses vêtements en lui piquant la peau.
« C'est toi Athéna, n'est-ce pas... ? »
Un homme vêtu d'une sorte de Cloth inconnue (une God Robe en vérité) se tenait respectueusement au sein d'un blizzard, avec la tête baissée et un genou posé au sol. Il dirigea ensuite un regard froid et perçant sur Saori en se présentant en tant que Syd de Mizar, God Warrior de l'étoile Zeta. Ce Syd était donc celui qui avait vaincu Aldébaran, et cet unique coup porté faisait ainsi office de déclaration de guerre d'Asgard envers le Sanctuaire.
« Et
c'est
maintenant
ton
tour,
Athéna,
annonça
Syd,
qui
avait
eu
l'audace
d'être
venu
tenter
d'assassiner
Athéna.
— La ferme ! Je protégerai Saori ! cria Jabu en colère tout en attaquant Syd.
— Prends ça ! hurlèrent également Geki, Ichi, Nachi et Ban.
— La piétaille ne m'intéresse pas ! » rugit Syd.
Syd porta un abattit rapidement son bras en créant ainsi une attaque de givre évoquant le coup de griffes d'un tigre. L'assaut traça des sillons dans le sol tandis que Jabu et ses compagnons se firent balayer tels des fétus de paille.
« Me.... me sous-estime pas ! » dit Jabu en luttant pour se relever.
Mais l'issue du combat était devenue très claire.
« Pfft. Si tu souhaites tant mourir, je t'enverrai en premier dans l'autre monde afin que tu puisses ensuite y accueillir Athéna ! »
Une chaîne surgit soudain des cieux pour bloquer le bras du God Warrior alors que celui-ci était sur le point d'utiliser l'attaque qui avait vaincu Aldébaran en un seul coup, son Viking Tiger Claw.
« Qui va là ? »
Syd eut du mal à en croire ses yeux. Un jeune homme ressemblant à une jeune fille sortit d'entre les arbres tout en tirant la chaîne qui était enroulée autour du bras du God Warrior.
« Je suis Shun d'Andromède ! annonça le concerné, paré d'une Cloth intégralement neuve.
— T'as du culot de te ramener ici tout seul en imaginant pouvoir assassiner Saori ! On ne te laissera pas poser le moindre doigt sur elle ! » renchérit une voix provenant du toit du manoir Kido.
Seiya sauta en virevoltant dans les airs et atterrit devant Saori.
« Tout ira bien maintenant, Saori !
— Seiya ! »
Saori fut surprise de voir que Seiya et Shun vêtus tous les deux de nouvelles Bronze Cloths. Sa réaction était bien naturelle, car jusqu'à il y a quelques jours encore, ceux-ci se trouvaient entre la vie et la mort. Et même une fois leur état stabilisé, leur convalescence aurait du durer des mois dans le meilleur des cas.
« Sache que nous ne sommes pas des revenants. Je suppose que le roi Enma ne devait pas trop nous apprécier. » l'avertit Seiya en souriant d'un air goguenard à la vue de l'expression qu'elle arborait sur son visage.
Cette nonchalance heurta profondément la fierté de ce guerrier d'élite d'Asgard qu'était Syd, qui fit alors preuve d'une combativité encore plus grande qu'avant.
« Enfoiré de Pégase... Très bien ! Je vais te montrer à quel point les God Warriors d'Asgard sont supérieurs aux Saints d'Athéna ! Ça va être une leçon que tu n'oublieras pas de sitôt ! »
Syd se dégagea de la chaine de Shun et s'élança dans les bois en incitant Seiya à l'y suivre. Seiya le rattrapa en un rien de temps et lui décocha alors une attaque en y mettant toutes ses forces.
« Prends ça ! »
La puissance et la vitesse atteintes par le poing de Seiya étaient bien plus grandes qu'autrefois. Son corps n'était pas envie complément guéri de ses blessures, mais la terrible bataille du Sanctuaire avait fait faire un bond prodigieux au niveau de Cosmos de Seiya. Syd y répondit cependant avec des mouvements et des attaques de mesure équivalente à ce dont les Gold Saints étaient habituellement capables. Les faisceaux créés par Syd ressemblaient comme deux gouttes d'eau à ceux utilisés par l'homme mystérieux qui avait attaqué Ikki quelques jours plus tôt. Un homme de l'ombre dont Syd lui-même ignorait l'existence.
« Voici donc un God Warrior d'Asgard... Son Cosmos dégage un froid incroyable ! » pensa Seiya.
Même
si
l'attaque
de
froid
de
Syd
n'avait
fait
que
l'effleurer,
il
avait
l'impression
d'avoir
été
gelé
jusqu'à
la
moelle
en
dépit
de
sa
nouvelle
Cloth.
Seiya
lança
finalement
sa
plus
puissante
attaque.
« Pegasus Ryūsei Ken ! »
Simultanément, Syd utilisa lui aussi sa terrifiante technique.
« Viking Tiger Claw ! »
Une multitude de météores et de griffes de tigre se croisèrent et s'entrechoquèrent. Les combattants furent tous deux propulsés en arrière. Les traces de coup de griffes froids et acérés laissés sur la Cloth régénérée de Seiya en disaient long sur la dangerosité de Syd.
« Si jamais il utilisait cette attaque contre Athéna... contre Saori... ! » songea Seiya.
Seiya se releva aussitôt et se remit en posture de combat, en faisant brûler son Cosmos à un point encore plus haut que précédemment.
« Syd de Mizar ! Mon prochain assaut scellera l'issue de ce duel !
— J'y compte bien ! »
Seiya comprit très clairement que Syd avait lui aussi poussé son Cosmos glacé à son paroxysme.
« L'un de nous deux mourra à l'issue du prochain assaut... » pensa Seiya.
Il le sentait instinctivement, lui qui avait connu tant de combats à mort.
« Un instant, Seiya ! cria à ce moment-là la voix tranchante d'Ikki, qui exigeait à son compagnon de se retenir.
— Pourquoi est-ce que tu me demandes de m'arrêter, Ikki ? Ce type est venu pour essayer de tuer Saori !
— On ne peut pas si facilement prendre la vie d'Athéna... pas tant qu'il y aura des Saints à ses côtés, dit le Phoenix en s'adressant non pas à Seiya, mais à Syd.
— Nous avons déjà erré une fois à la frontière de la mort... Il est maintenant hors de question de perdre inutilement nos vies ! annonça une voix qui était celle de Shiryū.
— Songe donc à la bataille à venir, Seiya ! » continua Hyōga.
Les deux nouveaux arrivés s'adressèrent à Seiya tout en intimidant Syd grâce à leurs violents esprits combatifs.
« Très bien... l'heure du combat final entre les God Warriors et les Saints finira de toutes façons par arriver. J'attendrai ce moment avec impatience, Seiya de Pégase ! »
Syd s'en alla et le vent fit disparaître l'air froid qui l'avait accompagné. Seiya émit un grognement de douleur. Maintenant que l'adrénaline était retombée, la douleur laissée à travers sa Cloth par le coup de Syd lui semblait bien plus réelle.
« Seiya ! »
Saori se rua inquiète vers Seiya, mais contrairement à ce à quoi elle s'attendait, celui-ci lui répondit par un sourire.
« Tout va bien Saori... Mais ça aurait pu être différent si je n'avais pas eu cette nouvelle Cloth de Pégase... Je peux en remercier Mū et les autres Gold Saints.
— "Mū et les autres Gold Saints" ? »
Les Saints expliquèrent à Saori que leurs Bronze Cloths avaient ressuscité grâce au sang des Gold Saints. En principe, les êtres humains sont censés mourir après avoir perdu un tiers de leur sang. Mais les Gold Saints étaient allés jusqu'à verser chacun la moitié de leur sang afin d'insuffler une nouvelle vie dans les Cloths mortes de Seiya et de ses amis, au péril de leurs vies. Afin de ressusciter les Cloths de ceux qui avaient mis leurs vies en jeu pour les combattre. Saori se sentit envahie par une intense émotion. Tel était donc la force de l'Amour des Gold Saints. Et comme pour y répondre, les Cosmos tenaces des Bronze Saints leurs avaient permis de s'accrocher à ce monde alors qu'ils étaient perdus à la frontière séparant la vie de la mort.
« En comparaison, qu'ai-je fait pour Seiya et pour ses amis, toute Athéna que je suis ? » se demanda silencieusement Saori.
Tout en se blâmant, elle eut l'impression de comprendre enfin ce que Mū avait voulu lui expliquer au sujet de la fontaine d'Athéna. Mū ne lui interdisait pas d'aimer un Saint. Il était après tout impossible de ne pas aimer une personne plus que les autres. C'est simplement que les larmes d'Athéna censées apporter le salut aux Saints étaient telles le soleil qui illuminait avec la plus grande impartialité l'ensemble de la Terre de sa lumière. Il n'était guère difficile pour Saori de vivre en tant que jeune fille. Mais les jeunes hommes qu'étaient Seiya et ses amis devaient en revanche vivre en supportant un cruel destin. Et ce qui comptait maintenant pour eux était de pouvoir recevoir impartialement la puissance d'un majestueux et infini amour. L'amour d'Athéna.
Saori
ne
se
sentait
plus
perdue.
Elle
tendit
une
main
à
Seiya,
agenouillé,
et
s'adressa
du
fond
de
son
cœur
aux
Gold
Saints
qui
se
trouvaient
dans
le
si
lointain
Sanctuaire.
« Merci Mū. Merci Gold Saints. Je jure de redoubler d'efforts. En prodiguant à tous un amour qui n'aura rien à envier au votre.
— Saori ? » s'étonna Seiya.
Les larmes de Saori tombèrent sur la paume de Seiya alors que celui-ci, intrigué, s'apprêtait à tourner la tête vers elle. Le jeune homme se sentit soudainement empli d'une grande chaleur.
Ce qu'il vit fut le sourire de la digne, belle et radieuse Saori, qui veillait sur Seiya et tous ses Saints, image fidèle de la statue d'Athéna.
Fin de traduction