Interviews/Cygnus Box/Seiji Yokoyama

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Traduction par Archange. Évolution de la mise à page par Saint Alphazero.


Cygnus Box (26/09/2003).
Couverture du livret.
Interview 01, musiques, Seiji Yokoyama] (pages 4 et 5).
  • Interview de Seiji Yokoyama, compositeur des musiques de Saint Seiya. Publiée dans la Cygnux Box en septembre 2003.
  • Traduction du japonais vers le français par Archange.
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Traduction

« Saint Seiya est une incroyable oeuvre. »

Seiji Yokoyama (années 2010)

1) Pourriez-vous nous dire de quelle manière vous avez commencé à être impliqué avec Saint Seiya ?

Yokoyama : C'est Hidetoshi Kimura de Nihon Columbia (aujourd'hui Columbia Music Entertainment) qui m'a mis en contact avec ce projet. Il m'a dit « cette fois on s'occupe d'un produit nommé "Saint Seiya". ». Je lis assez peu de mangas, et c'était donc la première fois que j'avais à travailler sur ce genre d'oeuvre. Je me souviens qu'il m'a dit « Comme je te confie ça, compose d'impressionnantes musiques... ».


2) De quelle manière vous y êtes-vous pris pour concevoir les musiques de Saint Seiya ?

Yokoyama : J'ai commencé par demander des images couleurs des personnages. J'ai également un peu lu le manga et ensuite collé des images de Seiya, de Saori, d'Ikki ou encore de Shiryū aux murs de mon bureau et ai alors composé des musiques correspondant à la vision qu'elles m'inspiraient. Si je me suis contenté de ne lire qu'un peu le manga, c'est parce que si on s'immerge trop dans le récit, on ne finit par faire qu'une musique de support qui se conforme simplement au récit. Mais comme je suis du genre à vouloir qu'une musique puisse vivre d'elle-même, je compose mes morceaux suivant l'image formée dans mon esprit. A ma grande joie, Masami Kurumada a apprécié ces musiques et il m'envoyait ensuite de temps à autre des lettres pour me faire part de sa satisfaction. en ce qui concerne les films, je recevais des storyboards et réfléchissais aux musiques en me basant sur ça.


3) Vous avez sorti dans le commerce de très nombreux albums à l'époque, et Saint Seiya à lui seul a du vous tenir très occupé, n'est-ce pas ?

Yokoyama : A cette époque, mes disques ne se vendaient pas du tout. Mais pour une raison ou pour une autre, les musiques de Saint Seiya se sont bien vendues et j'ai alors sorti des albums tous les deux ou trois mois. De plus, comme je travaillais sur de nombreuses autres productions animées, j'ai été incroyablement occupé à cette époque. Mais avec le recul, je me rappelle de cette période avec nostalgie. A cette époque, le producteur Hatano m'avait dit « J'aimerais que vous produisiez les musiques comme vous le sentez. Ne parlons pas d'argent. Je vous laisse décider du nombre d'interprètes dont vous avez besoin. ». Je n'ai jamais ressenti autant de gratitude envers un autre travail.
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4) Vous avez été extrêmement impliqué avec Saint Seiya deux années durant. Quelle impression en avez-vous gardé ?

Yokoyama : En effet. Même lorsque je composais pour d'autres œuvres, Saint Seiya restait apparaître par intermittence dans un coin de ma tête. Lorsque je mangeais ou prenais un bain, je me laissais aller à des idées de musique, et en venait alors à penser « ah, j'utiliserais bien ça dans Saint Seiya » (rires). C'est étrange, mais c'est ce genre d'idées réinsérées dans l'oeuvre qui sont devenues populaires.


5) Quel est la composition de Saint Seiya qui vous a le plus marqué ?

Yokoyama : Les premiers films utilisaient l'opening de la série TV pour introduire le titre du film, mais à l'occasion de "la légende du jeune homme écarlate", le metteur en scène Shigeyasu Yamauchi m'a demandé de composer une musique qui serait utilisée pour la partie faisant office de titre. J'ai été très heureux que ça lui plaise immédiatement. J'aime beaucoup cette musique. Je vous conseille de l'écouter.

6) "La légende du jeune homme écarlate" possédait un niveau de finition supérieur aux autres films de Saint Seiya.

Yokoyama : Ah oui ? J'aimerais pouvoir travailler avant ma mort sur un film de Saint Seiya orienté internationale. Même si je suis actuellement en train de travailler avec Masami Kurumada sur un film qui devrait faire une bonne longueur, peut-être une heure et demie. Mais les films d'animation coûtent cher (rit jaune). Mais j'en aurais vraiment envie... C'est une histoire qui date d'après Saint Seiya mais les symphonies utilisées dans " Chōryoku Sentai Oranger" ont été enregistrées à Paris en réunissant des interprètes populaires d'Europe et du conservatoire de Paris. Comme Saint Seiya a été diffusé en France, lorsque le compositeur a annoncé mon nom, des jeunes filles se sont exclamées « Yokoyama ! », surprises. Ça m'a fait très plaisir (rires).


7) Quelle impression vous laisse Saint Seiya ?

Yokoyama : Saint Seiya est une oeuvre extrêmement importante pour moi, et j'espère que des musiques de Saint Seiya seront passées lors de mes funérailles (rires). Bien sûr j'ai aussi pensé ça en composant des morceaux sur des œuvres ultérieures et en me disant que j'aimerais telle ou telle musique pendant mes funérailles (rires). Mais quelles que soient les années qui passent, Saint Seiya reste un choix certain. Je veux en particulier qu'ils passent la musique des crédits de fin du film " l'ardent combat des dieux", celle qui débute par des chœurs masculins. En fait, je pensais prendre complète complètement la retraite à 65 ans, mais en fin de compte je continue toujours à travailler sur toutes sortes de choses aujourd'hui, à 68 ans. Si l'on m'appelle pour un travail lié au domaine de l'animation, je pense que je répondrai présent.


Merci de nous avoir accordé cette interview.

(propos recueillis en 2003 dans la préfecture d'Hiroshima, chez Seiji Yokoyama)


Fin de traduction



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