Traduction
par
Archange.
Évolution
de
la
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à
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par
Saint
Alphazero.
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Interview
01,
musiques,
Seiji
Yokoyama]
(pages
4
et
5).
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-
Interview
de
Seiji
Yokoyama,
compositeur
des
musiques
de
Saint
Seiya.
Publiée
dans
la
Cygnux
Box
en
septembre
2003.
-
Traduction
du
japonais
vers
le
français
par
Archange.
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Traduction
« Saint
Seiya
est
une
incroyable
oeuvre. »
Seiji
Yokoyama
(années
2010)
1)
Pourriez-vous
nous
dire
de
quelle
manière
vous
avez
commencé
à
être
impliqué
avec
Saint
Seiya ?
Yokoyama :
C'est
Hidetoshi
Kimura
de
Nihon
Columbia
(aujourd'hui
Columbia
Music
Entertainment)
qui
m'a
mis
en
contact
avec
ce
projet.
Il
m'a
dit
« cette
fois
on
s'occupe
d'un
produit
nommé
"Saint
Seiya". ».
Je
lis
assez
peu
de
mangas,
et
c'était
donc
la
première
fois
que
j'avais
à
travailler
sur
ce
genre
d'oeuvre.
Je
me
souviens
qu'il
m'a
dit
« Comme
je
te
confie
ça,
compose
d'impressionnantes
musiques... ».
2)
De
quelle
manière
vous
y
êtes-vous
pris
pour
concevoir
les
musiques
de
Saint
Seiya ?
Yokoyama :
J'ai
commencé
par
demander
des
images
couleurs
des
personnages.
J'ai
également
un
peu
lu
le
manga
et
ensuite
collé
des
images
de
Seiya,
de
Saori,
d'
Ikki
ou
encore
de
Shiryū
aux
murs
de
mon
bureau
et
ai
alors
composé
des
musiques
correspondant
à
la
vision
qu'elles
m'inspiraient.
Si
je
me
suis
contenté
de
ne
lire
qu'un
peu
le
manga,
c'est
parce
que
si
on
s'immerge
trop
dans
le
récit,
on
ne
finit
par
faire
qu'une
musique
de
support
qui
se
conforme
simplement
au
récit.
Mais
comme
je
suis
du
genre
à
vouloir
qu'une
musique
puisse
vivre
d'elle-même,
je
compose
mes
morceaux
suivant
l'image
formée
dans
mon
esprit.
A
ma
grande
joie,
Masami
Kurumada
a
apprécié
ces
musiques
et
il
m'envoyait
ensuite
de
temps
à
autre
des
lettres
pour
me
faire
part
de
sa
satisfaction.
en
ce
qui
concerne
les
films,
je
recevais
des
storyboards
et
réfléchissais
aux
musiques
en
me
basant
sur
ça.
3)
Vous
avez
sorti
dans
le
commerce
de
très
nombreux
albums
à
l'époque,
et
Saint
Seiya
à
lui
seul
a
du
vous
tenir
très
occupé,
n'est-ce
pas ?
Yokoyama :
A
cette
époque,
mes
disques
ne
se
vendaient
pas
du
tout.
Mais
pour
une
raison
ou
pour
une
autre,
les
musiques
de
Saint
Seiya
se
sont
bien
vendues
et
j'ai
alors
sorti
des
albums
tous
les
deux
ou
trois
mois.
De
plus,
comme
je
travaillais
sur
de
nombreuses
autres
productions
animées,
j'ai
été
incroyablement
occupé
à
cette
époque.
Mais
avec
le
recul,
je
me
rappelle
de
cette
période
avec
nostalgie.
A
cette
époque,
le
producteur
Hatano
m'avait
dit
« J'aimerais
que
vous
produisiez
les
musiques
comme
vous
le
sentez.
Ne
parlons
pas
d'argent.
Je
vous
laisse
décider
du
nombre
d'interprètes
dont
vous
avez
besoin. ».
Je
n'ai
jamais
ressenti
autant
de
gratitude
envers
un
autre
travail.
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4)
Vous
avez
été
extrêmement
impliqué
avec
Saint
Seiya
deux
années
durant.
Quelle
impression
en
avez-vous
gardé ?
Yokoyama :
En
effet.
Même
lorsque
je
composais
pour
d'autres
œuvres,
Saint
Seiya
restait
apparaître
par
intermittence
dans
un
coin
de
ma
tête.
Lorsque
je
mangeais
ou
prenais
un
bain,
je
me
laissais
aller
à
des
idées
de
musique,
et
en
venait
alors
à
penser
« ah,
j'utiliserais
bien
ça
dans
Saint
Seiya »
(rires).
C'est
étrange,
mais
c'est
ce
genre
d'idées
réinsérées
dans
l'oeuvre
qui
sont
devenues
populaires.
5)
Quel
est
la
composition
de
Saint
Seiya
qui
vous
a
le
plus
marqué ?
Yokoyama :
Les
premiers
films
utilisaient
l'opening
de
la
série
TV
pour
introduire
le
titre
du
film,
mais
à
l'occasion
de
"la
légende
du
jeune
homme
écarlate",
le
metteur
en
scène
Shigeyasu
Yamauchi
m'a
demandé
de
composer
une
musique
qui
serait
utilisée
pour
la
partie
faisant
office
de
titre.
J'ai
été
très
heureux
que
ça
lui
plaise
immédiatement.
J'aime
beaucoup
cette
musique.
Je
vous
conseille
de
l'écouter.
6)
"La
légende
du
jeune
homme
écarlate"
possédait
un
niveau
de
finition
supérieur
aux
autres
films
de
Saint
Seiya.
Yokoyama :
Ah
oui ?
J'aimerais
pouvoir
travailler
avant
ma
mort
sur
un
film
de
Saint
Seiya
orienté
internationale.
Même
si
je
suis
actuellement
en
train
de
travailler
avec
Masami
Kurumada
sur
un
film
qui
devrait
faire
une
bonne
longueur,
peut-être
une
heure
et
demie.
Mais
les
films
d'animation
coûtent
cher
(rit
jaune).
Mais
j'en
aurais
vraiment
envie...
C'est
une
histoire
qui
date
d'après
Saint
Seiya
mais
les
symphonies
utilisées
dans
"
Chōryoku
Sentai
Oranger"
ont
été
enregistrées
à
Paris
en
réunissant
des
interprètes
populaires
d'Europe
et
du
conservatoire
de
Paris.
Comme
Saint
Seiya
a
été
diffusé
en
France,
lorsque
le
compositeur
a
annoncé
mon
nom,
des
jeunes
filles
se
sont
exclamées
« Yokoyama ! »,
surprises.
Ça
m'a
fait
très
plaisir
(rires).
7)
Quelle
impression
vous
laisse
Saint
Seiya ?
Yokoyama :
Saint
Seiya
est
une
oeuvre
extrêmement
importante
pour
moi,
et
j'espère
que
des
musiques
de
Saint
Seiya
seront
passées
lors
de
mes
funérailles
(rires).
Bien
sûr
j'ai
aussi
pensé
ça
en
composant
des
morceaux
sur
des
œuvres
ultérieures
et
en
me
disant
que
j'aimerais
telle
ou
telle
musique
pendant
mes
funérailles
(rires).
Mais
quelles
que
soient
les
années
qui
passent,
Saint
Seiya
reste
un
choix
certain.
Je
veux
en
particulier
qu'ils
passent
la
musique
des
crédits
de
fin
du
film
"
l'ardent
combat
des
dieux",
celle
qui
débute
par
des
chœurs
masculins.
En
fait,
je
pensais
prendre
complète
complètement
la
retraite
à
65
ans,
mais
en
fin
de
compte
je
continue
toujours
à
travailler
sur
toutes
sortes
de
choses
aujourd'hui,
à
68
ans.
Si
l'on
m'appelle
pour
un
travail
lié
au
domaine
de
l'animation,
je
pense
que
je
répondrai
présent.
Merci
de
nous
avoir
accordé
cette
interview.
(propos
recueillis
en
2003
dans
la
préfecture
d'Hiroshima,
chez
Seiji
Yokoyama)
Fin
de
traduction
Voir
aussi :
Autres
coffrets :
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